Et oui c'est un proverbe assez courant ici... Il ne faut pas attendre grand chose du temps pour se sentir vivant.
Des problèmes techniques d'ordinateur (je vous épargne les détails !) nous mettent en stand-by pour l'instant. Donc, rien ne se passe, et je commence à rentrer de plein pieds dans un rythme tropical dans lequel je m'étais déjà bien lové à Cuba !Mohamed, le réalisateur est arrivé lundi soir à Marrakech. Après trois mois d'échanges rapides sur internet et un an après notre rencontre à Tétouan, on se retrouve enfin. On a donc passé tout le lundi soir a parler du film, et je dois vous avouer que ce n'est qu'à partir de ce moment là que j'ai commencé à me sentir partie prenante de cette ville, et non plus comme un espèce de voyageur imprudent tout seul dans ce grand appartement. En parlant des rushes et de la façon dont ça a été filmé ( peu de prises, beaucoup de plans séquences) on en a déduit à peu près deux mois de montage. Mais pour l'instant on ne sait pas quand on commence !
Ceux qui me connaissent bien savent combien je suis incapable de rien faire... Et bien ici, j'apprends !
Avant son arrivée j'ai continué à arpenter les rues de Marrakech, celles de la nouvelle ville cette fois. Je me suis rendu au très bel Institut français et surtout au Jardin Majorelle, un espèce de paradis sur terre (voir photos sur http://picasaweb.google.com/aurelien.manya/Marrakech02) dans lequel j'ai traîné quasiment toute l'après-midi de dimanche entouré de plantes magnifiques, de maisons bleues, de fontaines rafraîchissantes et ....de plein de touristes français.
Mais j'ai surtout beaucoup lu. "Le métier de vivre" de Cesare Pavese (livre bouleversant mais je pense qu'il faut éviter de le lire tout seul, loin de chez soi) et "L'auberge des pauvres" de Tahar Ben Jelloun. L'histoire d'un écrivain qui habite Marrakech et qui profite d'un voyage à Naples pour enflammer sa vie... Déjà que je lis beaucoup à Paris, alors ici sans télé et sans mille et une tentation par soir !
Dans les prochains jours mon assistant va commencer à digitaliser et synchroniser les rushes sur un autre ordinateur pour qu'on puisse gagner du temps. Quant à moi je vais sûrement travailler sur des petits projets de montage de la boîte de prod en attendant !
hasta luego
1 commentaire:
j'aime beaucoup ce proverbe, les marocains sont plein d'expressions, j'avais noté celle-là et bien d'autres..Heureuse de pouvoir lire ton blog, j'y vais tous les jours au cas où...
tu me manques
marie-anne
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